L’investissement immobilier locatif à La Réunion présente des opportunités exceptionnelles pour les investisseurs avisés. Cette île de l’océan Indien, département français d’outre-mer, bénéficie d’une croissance démographique soutenue, d’un marché locatif tendu et de dispositifs fiscaux ultra-avantageux. Avec une population qui devrait dépasser le million d’habitants d’ici 2030 et un déficit structurel de logements estimé à plus de 2 000 unités par an, La Réunion offre un contexte particulièrement favorable aux investisseurs immobiliers. Les rendements locatifs, souvent supérieurs à ceux de la métropole, combinés aux avantages fiscaux spécifiques aux DOM-TOM, permettent de générer des performances attractives tout en diversifiant son patrimoine géographiquement.

Analyse du marché immobilier réunionnais et identification des zones d’investissement optimales

Le marché immobilier réunionnais présente une segmentation géographique marquée, chaque zone offrant des caractéristiques distinctes en termes de demande locative, de prix et de potentiel de valorisation. Cette diversité nécessite une approche analytique rigoureuse pour identifier les secteurs les plus prometteurs selon votre profil d’investisseur et vos objectifs patrimoniaux.

La tension du marché locatif varie considérablement selon les communes. Les zones urbaines du Nord et de l’Ouest concentrent la majorité des emplois et des infrastructures, générant une demande locative structurelle forte. À l’inverse, certaines communes de l’Est et du Sud offrent des opportunités d’acquisition à des prix plus accessibles, mais avec une demande plus cyclique liée au tourisme ou aux activités saisonnières.

Performance des micro-marchés de Saint-Denis et Saint-Pierre en location saisonnière

Saint-Denis, capitale administrative de l’île, concentre les emplois tertiaires et les fonctions dirigeantes. Le marché de la location saisonnière y bénéficie d’une clientèle d’affaires régulière, notamment dans les quartiers du Barachois et de la Source. Les appartements T2-T3 bien équipés affichent des taux d’occupation de 85% en moyenne annuelle, avec des pics à 95% lors des périodes de forte activité économique. Les tarifs journaliers oscillent entre 80 et 150 euros selon la standing et l’emplacement.

Saint-Pierre, deuxième pôle économique de l’île, présente un profil différent avec une mixité entre clientèle d’affaires et tourisme de loisirs. La proximité du CHU Sud et du port de plaisance génère une demande continue. Les performances locatives saisonnières y atteignent des rendements bruts de 6 à 8%, particulièrement dans les résidences sécurisées proches du front de mer.

Potentiel de valorisation immobilière dans les hauts de Saint-Paul et cilaos

Les Hauts de Saint-Paul connaissent une mutation urbaine accélérée depuis l’amélioration des infrastructures routières. Cette zone présente un potentiel de valorisation exceptionnel, avec des prix d’acquisition encore attractifs et une demande croissante de familles recherchant un cadre de vie préservé. Les projections démographiques indiquent une croissance de 15% de la population locale d’ici 2030.

Cilaos, cirque emblématique de l’île, développe son attractivité touristique haut de gamme. Les investissements en location saisonnière y bénéficient d’une clientèle internationale aisée, avec des tarifs justifiant des rendements sup

érieurs à 8% pour des gîtes et maisons de charme, bien positionnés sur les plateformes de réservation en ligne. Le potentiel de valorisation à moyen terme reste significatif, porté par le développement des infrastructures touristiques et la montée en gamme de l’hébergement dans le cirque.

Rendements locatifs comparés entre littoral ouest et communes de l’est réunionnais

Le littoral ouest, de Saint-Paul à Saint-Gilles-les-Bains, concentre les plages les plus prisées et la majeure partie de l’offre touristique haut de gamme. Les locations meublées y affichent des loyers pouvant atteindre 20 à 25 €/m² en haute saison, avec des taux d’occupation élevés sur 9 à 10 mois de l’année. Les rendements bruts pour un investissement locatif saisonnier bien géré se situent fréquemment entre 7 et 9 %, voire davantage sur des biens rares (vue mer, accès direct plage).

À l’inverse, les communes de l’Est (Saint-André, Bras-Panon, Saint-Benoît) proposent des prix d’acquisition au mètre carré nettement plus bas, mais une demande locative davantage résidentielle que touristique. Les loyers y sont en moyenne inférieurs de 20 à 30 % à ceux de l’Ouest, avec des rendements bruts souvent compris entre 4,5 et 6 % en location longue durée. Pour un investisseur, le choix entre littoral ouest et Est réunionnais dépend donc de votre appétence au risque, de votre capacité de gestion (saisonnière ou non) et de votre horizon de placement.

Un parallèle utile consiste à comparer le littoral ouest à un « actif dynamique » à forte volatilité (variation saisonnière des revenus, forte dépendance au tourisme), tandis que l’Est se rapproche davantage d’un « actif défensif » offrant des loyers plus stables mais un potentiel de plus-value modéré. En pratique, beaucoup d’investisseurs combinent les deux approches en diversifiant leur portefeuille entre un bien à fort rendement saisonnier sur la côte ouest et un bien plus patrimonial en zone résidentielle de l’Est ou du Sud.

Impact de la défiscalisation girardin sur les prix d’acquisition foncière

La défiscalisation Girardin, qu’elle soit orientée vers le logement social ou l’investissement productif, exerce une influence notable sur le marché foncier réunionnais. Dans les zones éligibles aux programmes de logement social portés par des bailleurs institutionnels, la demande de foncier constructible a fortement augmenté au cours de la dernière décennie. Cette pression entraîne mécaniquement une hausse du prix des terrains, en particulier dans les secteurs bien desservis et proches des bassins d’emploi.

Pour l’investisseur particulier, l’impact se manifeste par des prix d’acquisition parfois plus élevés pour des opérations intégrant un volet social financé via Girardin IS ou Girardin logement social. Toutefois, la contrepartie réside dans des avantages fiscaux conséquents, qui viennent compenser cette surcote foncière. Il est donc essentiel d’analyser la structure globale de l’opération : prix du foncier, coût de construction, niveau de subventions et montant de l’avantage fiscal, plutôt que de se focaliser uniquement sur le prix au mètre carré.

On peut comparer le dispositif Girardin à un levier financier : il amplifie la rentabilité nette après impôt, mais il peut également favoriser une inflation des prix d’entrée sur certains micromarchés. Avant de vous positionner, vérifiez que la rentabilité « hors fiscalité » reste cohérente (rendement brut d’au moins 3,5 à 4 % en logement social bien placé) et que la demande locative structurelle est solide. Une opération ne doit jamais être choisie uniquement pour son attrait fiscal, surtout dans un contexte de valorisation foncière soutenue.

Stratégies de financement et optimisation fiscale spécifiques au DOM-TOM

Réussir un investissement locatif rentable à La Réunion ne repose pas uniquement sur le choix de l’emplacement. La structure de financement et l’optimisation fiscale jouent un rôle déterminant dans la performance globale de l’opération. Les dispositifs spécifiques aux DOM-TOM, combinés aux conditions de crédit adaptées au marché réunionnais, permettent de réduire l’effort d’épargne mensuel et d’améliorer la rentabilité nette après impôt.

Il est donc indispensable de raisonner en « couple financement/fiscalité » plutôt que de traiter ces dimensions séparément. Un montage Pinel Outre-mer mal calibré ou un statut LMNP inadapté à votre profil fiscal peuvent réduire significativement l’intérêt de votre investissement. À l’inverse, un financement bien négocié et une stratégie fiscale cohérente peuvent transformer un projet neutre en un investissement à fort levier patrimonial.

Dispositif pinel outre-mer et plafonds de déduction fiscale majorés

Le dispositif Pinel Outre-mer a longtemps constitué l’un des piliers de la défiscalisation immobilière à La Réunion, offrant des taux de réduction d’impôt supérieurs à ceux de la métropole. Pour un investissement dans le neuf respectant les plafonds de loyer et de ressources des locataires, la réduction pouvait atteindre jusqu’à 32 % du prix de revient du bien pour un engagement de location de 12 ans. Le montant maximum pris en compte était plafonné à 300 000 € par an et 2 investissements par foyer fiscal.

Concrètement, cela signifiait qu’un investisseur pouvait obtenir jusqu’à 96 000 € de réduction d’impôt sur la durée totale de l’engagement, tout en percevant des loyers dans un marché locatif tendu. Même si le Pinel Outre-mer est en phase d’évolution et de recentrage, les opérations engagées avant les dates butoir restent éligibles aux avantages prévus, à condition de respecter scrupuleusement les obligations légales (mise en location effective, respect des plafonds, durée minimale de détention).

Pour savoir si le Pinel Outre-mer est encore pertinent pour vous, il convient de comparer la réduction d’impôt obtenue au surcoût éventuel du neuf dans les zones les plus demandées. Posez-vous la question suivante : sans avantage fiscal, investiriez-vous tout de même dans ce programme au prix proposé ? Si la réponse est non, mieux vaut explorer d’autres dispositifs (CIOP, LMNP, Girardin) ou cibler des micromarchés où le rapport qualité/prix est plus équilibré.

Crédit immobilier DOM : taux bonifiés et garanties spécifiques crédit agricole réunion

Les banques implantées localement, comme le Crédit Agricole Réunion ou la Caisse d’Épargne CEPAC, proposent des offres de crédit immobilier adaptées aux spécificités du marché DOM. Ces offres intègrent parfois des taux légèrement bonifiés pour les résidents, des durées d’emprunt allongées (jusqu’à 25 ans, voire 30 ans dans certains cas) et des dispositifs de garanties spécifiques, comme l’hypothèque sur des biens situés en zone cyclonique ou des cautions mutuelles adaptées.

Les taux d’intérêt pratiqués à La Réunion restent globalement alignés sur ceux de l’Hexagone, avec des écarts de l’ordre de quelques dixièmes de point selon les périodes. L’élément décisif pour un investisseur est la capacité à négocier non seulement le taux, mais aussi les frais annexes : assurance emprunteur, frais de dossier, pénalités de remboursement anticipé. Sur la durée totale du crédit, ces éléments peuvent représenter plusieurs milliers d’euros, venant impacter directement la rentabilité nette de votre investissement locatif.

Pour optimiser votre financement, n’hésitez pas à mettre en concurrence plusieurs établissements, y compris des banques en ligne acceptant de financer des biens en outre-mer. Un courtier spécialisé DOM-TOM peut également vous aider à structurer un plan de financement cohérent avec vos objectifs : effort d’épargne maîtrisé, capacité à absorber une éventuelle vacance locative, et marges de manœuvre en cas de hausse des charges ou des travaux imprévus.

Défiscalisation girardin industriel versus girardin logement social

La défiscalisation Girardin se décline en deux grandes familles pour les particuliers : le Girardin industriel (ou productif) et le Girardin logement social. Bien qu’ils partagent un objectif commun de soutien au développement économique des DOM-TOM, leur logique d’investissement et leur profil de risque diffèrent sensiblement. Le Girardin industriel consiste à financer, via une société de portage, du matériel productif exploité par une entreprise ultramarine. L’investisseur perçoit une réduction d’impôt immédiate, généralement supérieure au capital investi, mais ne détient pas d’actif immobilier en direct.

À l’inverse, le Girardin logement social s’apparente davantage à une opération immobilière, dans laquelle des logements sociaux sont construits et loués à des ménages modestes par un bailleur social. L’investisseur participe au financement de l’opération et bénéficie d’un avantage fiscal important, en contrepartie d’engagements stricts sur la durée de location et les conditions d’occupation. Le risque locatif est en grande partie porté par le bailleur, ce qui sécurise les flux liés à l’exploitation.

Pour un investisseur souhaitant se constituer un patrimoine immobilier à La Réunion, le Girardin logement social est souvent plus pertinent que le Girardin industriel, qui relève davantage d’une logique de « one shot » fiscal. Toutefois, les montages sont complexes et nécessitent l’accompagnement d’un professionnel expérimenté (conseiller en gestion de patrimoine, avocat fiscaliste). Demandez systématiquement une étude chiffrée, incluant les scénarios de risques (défaillance du locataire, remise en cause de l’avantage fiscal, revente des parts ou du bien en fin de dispositif).

Statut LMNP et micro-BIC : régimes fiscaux adaptés aux locations meublées touristiques

Le statut de Loueur en Meublé Non Professionnel (LMNP) s’avère particulièrement adapté aux locations meublées touristiques ou d’affaires à La Réunion. En optant pour le régime réel, vous pouvez amortir le bien immobilier (hors terrain), le mobilier et certains frais d’acquisition sur plusieurs années, ce qui permet souvent de neutraliser, voire d’annuler, l’imposition sur les loyers durant une longue période. Pour un investissement locatif saisonnier sur le littoral ouest ou en centre-ville de Saint-Denis, le LMNP constitue ainsi un puissant levier d’optimisation fiscale.

Le régime micro-BIC, quant à lui, s’applique de plein droit si vos recettes de location meublée restent en dessous d’un certain seuil (188 700 € pour les meublés de tourisme classés, seuil susceptible d’évoluer). Il offre un abattement forfaitaire sur les recettes (souvent 50 % ou 71 % selon la nature du bien), avec une simplification notable des obligations comptables. Toutefois, dès que les charges réelles et l’amortissement dépassent l’abattement micro-BIC, le régime réel devient plus intéressant.

Comment choisir entre LMNP réel et micro-BIC pour votre investissement locatif à La Réunion ? La réponse tient en deux mots : simulation préalable. En réalisant un prévisionnel de vos loyers, charges, amortissements et fiscalité sur 10 à 15 ans, vous identifiez le régime le plus favorable à votre situation. Un expert-comptable connaissant le marché réunionnais pourra vous accompagner pour sécuriser vos déclarations et structurer au mieux votre activité de location meublée touristique.

Sélection et acquisition d’actifs immobiliers à fort potentiel locatif

Une fois votre stratégie d’emplacement et de financement clarifiée, la sélection concrète des biens devient l’étape clé pour réussir un investissement locatif rentable à La Réunion. L’objectif est de repérer les actifs offrant le meilleur couple rendement/risque, en tenant compte des spécificités climatiques, architecturales et réglementaires de l’île. Comme pour un portefeuille financier, il s’agit de privilégier les biens « performants » tout en maîtrisant les aléas techniques et locatifs.

Vous devez ainsi combiner une analyse macro (ville, quartier, dynamique démographique) et micro (résidence, typologie du lot, qualité des prestations). La Réunion présente un parc immobilier hétérogène, avec de fortes disparités entre programmes neufs aux normes RE2020 tropicales et logements anciens nécessitant des travaux de mise aux normes. D’où l’importance d’une grille de critères claire pour évaluer objectivement chaque opportunité.

Critères de valorisation pour appartements T2-T3 en résidences neuves de Sainte-Marie

Sainte-Marie, située à proximité immédiate de l’aéroport Roland-Garros et du pôle économique de Saint-Denis, attire une population de jeunes actifs et de cadres en mobilité. Les appartements T2-T3 en résidences neuves y constituent un segment particulièrement recherché, à condition de respecter certains critères de valorisation. La proximité des axes routiers principaux, des zones d’activités (Espace Océan, zones commerciales) et des services (écoles, commerces, transports) est un premier levier déterminant.

Sur le plan architectural, privilégiez les résidences conçues pour le climat tropical : varangues profondes, ventilation naturelle traversante, protections solaires, matériaux résistants à l’humidité et aux UV. Les locataires réunionnais accordent une grande importance aux espaces extérieurs (balcon, terrasse, jardin), à la sécurité (résidence clôturée, portail motorisé, vidéophone) et au confort (climatisation dans les chambres, cuisines équipées). Un T2 de 45 à 50 m² ou un T3 de 60 à 70 m² bien agencé, avec stationnement sécurisé, se louera plus vite et plus cher qu’un lot mal conçu, même au sein de la même résidence.

Enfin, anticipez le potentiel de revente à 10 ou 15 ans : qualité du promoteur, pérennité des matériaux, charges de copropriété maîtrisées, environnement urbain en évolution (nouvelles infrastructures, projets d’aménagement). Un appartement à Sainte-Marie bien positionné, acheté au juste prix, peut combiner un rendement locatif solide (4 à 5 % brut en longue durée) et une valorisation patrimoniale attractive, surtout dans les zones appelées à se densifier autour des futurs pôles économiques.

Négociation immobilière : spécificités du marché VEFA réunionnais

L’achat en VEFA (Vente en l’État Futur d’Achèvement) est courant à La Réunion, notamment pour les investisseurs souhaitant profiter des dispositifs de défiscalisation et des normes de construction récentes. Le marché VEFA réunionnais présente toutefois certaines spécificités qu’il convient de connaître avant de négocier. La rareté du foncier et le coût des matériaux (souvent importés) limitent parfois les marges de négociation sur le prix facial, surtout dans les zones très tendues du Nord et de l’Ouest.

Cela ne signifie pas pour autant que toute négociation est impossible. Plutôt que de chercher une forte remise sur le prix au mètre carré, concentrez-vous sur des leviers annexes : frais de notaire partiellement offerts, pack de cuisine équipée ou de climatisation inclus, place de parking supplémentaire, ou encore échelonnement adapté des appels de fonds. Ces éléments peuvent représenter plusieurs milliers d’euros d’économie, tout en préservant la qualité du bien acquis.

En VEFA, la solidité du promoteur est un critère aussi important que le prix. Avant de signer, examinez son historique de livraisons à La Réunion, la qualité perçue de ses résidences, et les éventuels retards passés. Vous pouvez également demander à visiter des programmes déjà livrés pour juger de la tenue des matériaux dans le temps. Une négociation réussie ne consiste pas seulement à payer moins cher, mais à sécuriser l’exécution et la qualité d’un actif qui devra générer des revenus locatifs pendant de nombreuses années.

Due diligence technique : diagnostics cycloniques et normes parasismiques locales

Investir à La Réunion implique de prendre en compte des contraintes naturelles spécifiques : aléas cycloniques, forte humidité, exposition au sel en bord de mer, et risques sismiques modérés. La due diligence technique d’un bien doit donc intégrer ces paramètres, au-delà des diagnostics classiques (amiante, termites, performance énergétique). Vérifiez notamment le respect des normes parasismiques en vigueur, la qualité de la charpente et de la toiture, ainsi que la robustesse des menuiseries extérieures (volets roulants, baies vitrées renforcées).

Pour les biens situés en zone littorale, l’exposition au vent et aux embruns nécessite un examen particulier des garde-corps, des façades et des éléments métalliques. Une peinture ou une menuiserie inadaptée au climat tropical peut entraîner des coûts d’entretien récurrents, venant rogner la rentabilité de votre investissement locatif. N’hésitez pas à faire appel à un bureau d’études ou à un expert bâtiment local pour un audit complet avant l’achat, en particulier pour les maisons individuelles ou les petites copropriétés anciennes.

On peut comparer cette due diligence technique à un « contrôle technique » avant l’achat d’une voiture : elle ne vous fera peut-être pas renoncer au bien, mais elle vous permettra de négocier au mieux, de budgéter les travaux à venir et d’éviter les mauvaises surprises. Un investissement locatif rentable à La Réunion est d’abord un bien techniquement sain, capable de résister aux aléas climatiques sans générer de dépenses imprévues disproportionnées.

Analyse de rentabilité prévisionnelle et calcul du cash-flow opérationnel

Avant de signer un compromis, il est impératif de réaliser une analyse de rentabilité prévisionnelle détaillée. Celle-ci doit intégrer l’ensemble des paramètres financiers : prix d’acquisition (frais inclus), montant de l’emprunt, taux et durée du crédit, loyers estimés, charges de copropriété, taxe foncière, assurance propriétaire non occupant, frais de gestion locative éventuels, et provision pour travaux. Le calcul du rendement brut (loyer annuel / coût total d’acquisition) n’est qu’une première étape.

Le véritable indicateur à suivre est le cash-flow opérationnel, c’est-à-dire la différence entre les loyers effectivement perçus et l’ensemble des sorties de trésorerie liées au bien (remboursement de crédit, charges, impôts fonciers et sur le revenu, etc.). Un cash-flow légèrement négatif peut rester acceptable si la valorisation patrimoniale attendue est élevée, mais il convient de vérifier que votre budget personnel peut absorber cet effort d’épargne sans fragiliser votre situation financière.

Pour affiner votre analyse, simulez plusieurs scénarios : baisse de 10 % du loyer, vacance locative d’un à deux mois par an, hausse des charges de copropriété, réalisation de travaux imprévus. Cette approche par scénarios vous permet d’évaluer la résilience de votre investissement face aux aléas. Là encore, l’accompagnement par un conseiller en gestion de patrimoine ou un expert-comptable spécialisé à La Réunion peut faire la différence entre un projet approximatif et un investissement locatif réellement rentable et maîtrisé.

Gestion locative professionnelle et maximisation des revenus fonciers

Une fois le bien acquis et mis en location, la qualité de la gestion locative devient le facteur clé pour sécuriser vos revenus fonciers. À La Réunion, où la demande locative est forte mais les attentes des locataires élevées, une gestion professionnelle permet de réduire la vacance, de limiter les impayés et de préserver l’état du bien dans la durée. Vous pouvez choisir de gérer directement votre investissement, ou de déléguer cette mission à une agence spécialisée locale.

La gestion locative inclut la fixation du loyer au bon niveau de marché, la sélection rigoureuse des candidats (analyse des dossiers, solvabilité, garanties), la rédaction du bail conforme au droit local, la réalisation des états des lieux d’entrée et de sortie, ainsi que le suivi des encaissements et des relances. Une agence professionnelle pourra également prendre en charge la coordination des petites interventions de maintenance, un atout précieux lorsque vous résidez en métropole ou hors de l’île.

Pour maximiser vos revenus fonciers, l’optimisation du taux d’occupation est centrale. Sur un marché tendu comme La Réunion, un bien attractif, bien entretenu et proposé à un loyer cohérent se reloue généralement en quelques semaines. Pensez également à valoriser votre offre par des prestations différenciantes : logement meublé de qualité pour les jeunes actifs, accès internet haut débit, place de parking sécurisée, ou encore services annexes pour les locations saisonnières (linge, ménage, conciergerie). Ces éléments permettent souvent de justifier un loyer supérieur à la moyenne du secteur.

Réglementation locale et conformité juridique des investissements locatifs

Investir dans l’immobilier locatif à La Réunion implique le respect d’un cadre juridique largement calqué sur le droit métropolitain, mais enrichi de spécificités locales et de dispositifs propres aux DOM. La conformité juridique de votre investissement est un prérequis pour sécuriser vos revenus et éviter les remises en cause d’avantages fiscaux. Baux d’habitation loi 89, baux meublés, baux commerciaux ou professionnels : chaque forme de contrat répond à des règles précises qu’il convient de maîtriser.

Les dispositifs de défiscalisation (Pinel Outre-mer, Girardin, LMNP, CIOP, Loc’Avantages ex-Cosse) imposent des obligations supplémentaires : durée d’engagement de location, plafonds de loyer et de ressources des locataires, localisation du bien, respect de critères de performance énergétique. En cas de non-respect, l’administration fiscale peut exiger la restitution des avantages perçus, majorés d’intérêts de retard. Il est donc essentiel de conserver l’ensemble des justificatifs (baux, quittances, avis d’imposition des locataires) et de s’appuyer sur un professionnel pour la mise en place du dispositif.

Par ailleurs, La Réunion étant classée en zone à risques naturels (cyclones, inondations, mouvements de terrain), certaines obligations d’assurance sont renforcées. Vérifiez que votre contrat multirisque habitation propriétaire non occupant (PNO) couvre bien ces aléas, et que la copropriété est correctement assurée. Là encore, l’analogie avec une ceinture de sécurité est parlante : vous espérez ne jamais avoir à l’utiliser, mais le jour où un sinistre survient, elle peut vous éviter des pertes financières considérables.

Stratégies de sortie et plus-values immobilières dans l’océan indien

La réussite d’un investissement locatif rentable à La Réunion se mesure sur l’ensemble de son cycle de vie, et pas uniquement sur la phase de mise en location. Anticiper votre stratégie de sortie dès l’acquisition vous permet d’orienter vos choix : type de bien, emplacement, dispositif fiscal, durée de détention. Deux grandes options se dessinent généralement : la conservation du bien avec changement de régime (par exemple passage en LMNP après une période de défiscalisation), ou la revente pour cristalliser une plus-value et réallouer le capital.

La côte ouest et certaines zones de Saint-Denis et Saint-Pierre affichent historiquement des hausses de prix régulières, de l’ordre de 2,5 à 4 % par an sur le long terme, sous réserve d’un emplacement de qualité. En combinant cette valorisation avec les loyers perçus et les avantages fiscaux, la rentabilité globale à 15 ou 20 ans peut se révéler très attractive. La fiscalité des plus-values immobilières en France métropolitaine s’applique également à La Réunion, avec des abattements progressifs pour durée de détention (exonération totale d’impôt sur la plus-value au bout de 22 ans, et de prélèvements sociaux au bout de 30 ans).

Vous pouvez également envisager une stratégie de transmission, en conservant le bien au sein de votre patrimoine pour le léguer à vos enfants, éventuellement via une SCI familiale. Dans ce cas, la priorité n’est plus nécessairement la maximisation du rendement immédiat, mais la sécurisation d’un actif bien placé, de qualité, et facile à gérer à distance. Quelle que soit la stratégie retenue – revente, conservation ou transmission – l’essentiel est de la définir en amont, puis de la réévaluer régulièrement au regard de l’évolution du marché réunionnais, de votre situation personnelle et des opportunités dans l’océan Indien.